LES ENTREPRISES

Publié le par La prof de STG

1.  LE ROLE DES ENTREPRISES

 

Les entreprises occupent donc une place prépondérante dans le système productif (88 % des agents productifs). Elles ont un rôle économique et un rôle social.

 

A. Le rôle économique des entreprises

 

La première fonction de l’entreprise est de produire des biens et des services marchands destinés à être vendus sur le marché pour satisfaire les besoins des ménages ou d’autres organisations.

 

Le chiffre d’affaires de l’entreprise c'est-à-dire l’ensemble des ventes de marchandises, de biens et de services  doit être suffisant pour qu’une fois l’ensemble des consommations intermédiaires payées un excédent de richesse à l’entreprise.

 

Avec cet excédent de richesse l’entreprise doit rémunérer ses partenaires : salariés, État (dont organismes sociaux), prêteurs (banques), propriétaires du capital, et de constituer des réserves pour préparer son avenir.

 

B. Le rôle social des entreprises

Elles sont créatrices d’emplois et répondent donc à la principale attente des salariés : la demande d’emplois sur le marché du travail.

 

Dans l’entreprise, le management organise le travail en essayant de satisfaire les différentes aspirations des salariés : appartenance, reconnaissance…

 

De plus, certaines entreprises choisissent de soutenir les actions sociales initiées par d’autres types d’organisations (à but non lucratif) et élargissent ainsi leur rôle social.

 

2. LES DIFFERENTS ENTREPRISES

 

Les entreprises sont diverses et peuvent être regroupées selon trois critères : le secteur d’activité, la forme juridique et la taille.

 

A. Le secteur d’activité

Un secteur regroupe les entreprises qui ont la même activité principale

 

Selon Colin Clark, économiste australien dans les années 1940, on peut effectuer un classement en trois secteurs :

 

– le secteur primaire : activités de production de matières premières (agriculture, pêche, activités minières) ;

– le secteur secondaire : activités industrielles ;

– le secteur tertiaire : activités de services.

Certains auteurs désirent créer le secteur quaternaire, regroupant les domaines de l’informatique et des technologies nouvelles.

 

B. La forme juridique

 

·         L’entreprise individuelle (personne physique), qui ne possède pas de personnalité juridique distincte de celle de son exploitant,

 

·         L’entreprise sociétaire : résulte d’un contrat entre plusieurs personnes qui s’associent. L’entreprise sociétaire est une personne morale qui peut prendre plusieurs formes : société anonyme (SA), société à responsabilité limitée (SARL)…

 

·         L’entreprise publique : contrôlées par l’État qui possède la majorité du capital.

 

C. La taille

 

Peut s’apprécier selon son chiffre d’affaires ou selon son effectif :

 

– le critère du chiffre d’affaires permet de classer les entreprises selon le montant des ventes réalisées ;

 

– le critère de l’effectif salarié permet de classer les entreprises en :

 

Petites et moyennes entreprises (PME)

Grandes entreprises

Micro-entreprises

(0 salarié)

Très petites entreprises

(1 à 9 salariés)

Moyennes entreprises

(10 à 499 salariés)

500 salariés et plus

       

 

3. La pérennité des entreprises

 

La survie de l’entreprise repose sur sa capacité à créer de la richesse grâce à son activité productive. Pour ce faire, elle doit trouver un équilibre entre ses contraintes internes (techniques de production, coûts salariaux…) et externes (concurrence, réglementations…), tout en dégageant un profit, c’est-à-dire un excédent de richesse. Un des enjeux majeurs du management consiste donc à gérer les intérêts divergents des acteurs tout en maintenant la cohésion de l’organisation.

Cependant l’objectif ultime du management est d’assurer la pérennité, c'est-à-dire le futur, de l’entreprise avec le profit comme moyen principal d’y parvenir. Il s’agit aussi de maintenir la cohésion de l’organisation malgré les intérêts divergents de ses groupes d’acteurs

 

4. La valeur ajoutée et le profit

A. La valeur ajoutée

La valeur ajoutée mesure la richesse créée par l’activité productive de l’entreprise en comparant les ventes réalisées aux coûts d’achat des marchandises, biens et services consommés (consommations intermédiaires).

Cette richesse doit être suffisante pour assurer la rémunération des différents acteurs de l’entreprise :

 

– salaires et traitements qui rémunèrent les salariés ;

– impôts, taxes et charges sociales destinés à l’État et aux organismes sociaux ;

– intérêts qui rémunèrent les banques et autres prêteurs ;

– dividendes qui reviennent aux propriétaires du capital.

 

B. Le profit

À la fin de chaque année, l’entreprise évalue le résultat de ses activités en comparant l’ensemble de ses produits et l’ensemble de ses charges.

 

Si résultat positif : profit ou bénéfice ; s’il est négatif : perte.

 

Le profit permet à l’entreprise de :

 

– de renouveler ses équipements pour rester compétitive et d’assurer sa croissance ;

– rémunérer les propriétaires du capital (part du bénéfice distribué).

 

Cette répartition est problématique car les différents groupes d’acteurs qui interagissent au sein de l’entreprise ont des intérêts divergents :

 

– les actionnaires attendent une rentabilité immédiate alors que l’entreprise doit constituer des réserves à long terme pour financer sa croissance ;

 

– les salariés veulent des augmentations de salaires alors que les profits reposent sur la maîtrise des coûts…

 

L’un des enjeux majeurs du management consiste à gérer ces divergences tout en maintenant la cohésion de l’organisation.

 

Publié dans MANAGEMENT PREMIERE

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