Les objectifs et les contraintes de l'action collective

Publié le par La prof de STG

1. L'action collective

A. L'action humaine

L'action humaine : processus au cours duquel les hommes apprennent à se servir d'instruments - matériels, culturels... - pour résoudre les problèmes et saisir les opportunités qui se présentent à eux.
Les limites à ces actions : le temps, les ressources humaines, matérielles ou financières disponibles, le résultat à atteindre... 

B. L'action collective

L'action est collective lorsqu'elle atteint une certaine complexité et implique plusieurs individus.

L'action collective est organisée lorsqu'elle se divise en différentes tâches qui doivent être coordonnées et réparties entre les individus qui y participent. 
L'action collective permet aux hommes de trouver des solutions et de s'organiser pour atteindre un objectif commun lucratif ou non lucratif.

 
2. Le groupe

A. Le groupe

L'action collective qui implique plusieurs individus ayant un objectif commun, suppose donc la constitution d'un groupe de personnes. Ces personnes sont interdépendantes, elles communiquent entre elles.

 On distingue :

les groupes institutionnels :  dépendent de l'organisation sociale ou d'un cadre juridique (une famille, une classe de lycée, un bureau...)
les groupes informels : se forment autour d'un projet (bande de copains...) ;

le groupe de base : les membres se réunissent pour la plaisir « d'être ensemble »
le groupe de travail ; les membres sont réunis pour atteindre un but collectif (prendre une décision, réaliser un travail...).


B. Les problèmes liés au groupe


Intérêts et des désirs divergents et naissance de tensions et de conflits.Donc pour que l'action collective se réalise, le groupe doit être piloté et organisé.

Une hiérarchie doit être définie qui  assurera la coopération entre les divers membres du groupe, définira un mode de décision, des normes de fonctionnement et de circulation de l'information. C'est la naissance de l'organisation.

3. Les mécanismes de coordination

L'économiste Henry Mintzberg, distingue cinq mécanismes de coordination des tâches :

 

A. L'ajustement mutuel : simple communication informelle entre les membres du groupe sans qu'il y ait de relation hiérarchique.

B. La supervision directe :  une seule personne donne des ordres et des instructions à un groupe d'individus. Existence d'une relation hiérarchique.

C. La standardisation des procédés de travail : le contenu du travail de chacun est programmé. Il n'y a pas d'improvisation. Respect des procédures.

D. La standardisation des résultats : réaliser selon des standards définis(caractéristiques et dimensions du produit, performances à atteindre...).

E. La standardisation des qualifications : formation spécifique de celui qui exécute le travail. Standardisation au niveau du recrutement ou de la formation interne.

 

4. L'évolution historique

A. Avant la révolution industrielle

Avant la révolution industrielle : une majorité de petites organisations . Entreprises artisanales, agricoles, petites manufactures... adaptées à la demande, aux conditions économiques et aux connaissances techniques qui évoluèrent lentement du Moyen Âge au XVIIIe siècle en Europe. L'ajustement mutuel et la supervision directe s'imposaient comme mécanismes de coordination.

 

B. Depuis la révolution industrielle

À partir du XVIIIe siècle, émergence d'organisations de grande taille dûe à l'augmentation de la population et de la demande, des échanges et des progrés techniques.
La production de masse a donné naissance à la standardisation des procédés, des résultats et des qualifications mieux adaptées aux grandes organisations.

Publié dans MANAGEMENT PREMIERE

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