ENTRAINEZ-VOUS AU BAC SUJET TOYOTA

Publié le par La prof de STG

 

 

Proposition de sujet : 3 heures

 

Toyota s’implante en France

                                   

 

Le groupe Toyota est devenu en 2007 n°1 mondial (avec Lexus, Daihatsu et Hino) devant General Motors. Le groupe détient actuellement 65 sites de production (dont 12 au Japon) et poursuit sa stratégie d’internationalisation de sa production.

 

Vous analyserez la situation de management présentée dans les annexes 1 à 6 en effectuant les travaux suivants :

 

 

1-      Identifiez la nature de la décision prise par le groupe Toyota en 1998. Justifiez votre réponse.

2-      Justifiez cette décision en repérant les opportunités qu’offrent la France, la région concernée et la ville d’Onnaing.

3-      Comparez Toyota France et la ville d’Onnaing en précisant le type d’organisation et les finalités poursuivies puis montrez que la ville d’Onnaing ainsi que la Région et l’Etat sont parties prenantes du groupe Toyota.

4-      Indiquez trois critères d’évaluation permettant d’évaluer la performance du site de production d’Onnaing.

5-      Montrez que la mise en œuvre du toyotisme est source de performance pour le site d’Onnaing.

6-      Identifiez l’avantage concurrentiel de Toyota puis justifiez la stratégie mise en place par le groupe depuis une dizaine d’années.

 

 

Liste des annexes :

 

Annexe 1 : Toyota en Chiffres

Annexe 2 : Intervention de Didier Leroy, directeur de l’usine Toyota de Valenciennes –Onnaing

Annexe 3 : Dans le Nord, l’implantation de Toyota suscite espoir et méfiance

Annexe 4 : Onnaing en chiffres en 1999

Annexe 5 : La culture japonaise s’installe à Onnaing

Annexe 6 : La Toyota Prius et Le Grenelle de l’environnement

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Annexe 1 : Toyota en chiffres

 

Création

1937

Effectif

309 800 personnes

Distribution

Dans 170 pays

Chiffre d’affaires

23 940 milliards de yens[1] (159.6 milliards d’€)

Ventes 2007

9 366 418 unités dont plus de 430 000 véhicules hybrides

Dont Europe

 

  • Ventes : 1 238 638 unités
  • Production : 806 890 unités dont 65% de véhicules produits localement
  • Effectif : 89 000 personnes
  • Usines : 9 sites

Dont France

  • Ventes : 108 803 unités
  • Production : 262 243 unités (Yaris)
  • Effectif : 3950 personnes (8500 personnes, réseau de distribution inclus)
  • Usine : 1 (Valenciennes-Onnaing)

 

Source : Document créé par l’auteur

 

Annexe 2 : Intervention de Didier Leroy, directeur de l’usine Toyota de Valenciennes –Onnaing

 

L’implantation relativement tardive du groupe en Europe trouve son origine dans la priorité qui était accordée jusqu’à présent au marché américain : la qualité moyenne des véhicules commercialisés y est plus faible et les constructeurs moins compétitifs. Replaçons-nous dans le contexte politique et économique de l'époque. Nous sommes en décembre 1997. Le gouvernement en place, fruit de la cohabitation entre Jacques Chirac et Lionel Jospin, fait tout pour attirer des capitaux étrangers en France. Fort d'une aide substantielle de 7 % de la valeur totale du projet, Toyota, qui souhaitait déjà implanter son premier site de production en Europe continentale, choisit la France. Le constructeur nippon voudrait en effet pénétrer le marché européen avec une petite voiture développée spécifiquement pour ce marché[2]. En ce qui concerne la région, ce sera le Nord, à proximité du siège social européen du Groupe, sis à Bruxelles. La situation géographique de Valenciennes représente, par ailleurs, un atout en termes d'optimisation des flux logistiques européens, par sa position relativement centrale (à 250 Km de Paris, Londres et Bruxelles). En 23 mois, les betteraves cèdent donc leur place à une usine ultramoderne, fruit d'un investissement de 4 milliards de francs de l'époque, un chiffre record. Pour concevoir "son" usine, Didier Leroy va alors tenter de s'inspirer des usines japonaises, tout en l'adaptant à la culture française. L'usine de Valenciennes (Onnaing) sera un exemple de "Lean Production" (construire au plus juste). Posséder des sites de production en Europe pour un constructeur automobile étranger désirant y augmenter ses parts de marché est une nécessité : le transport de produits finis coûte cher (Toyota estime à environ 1000€ le coût de transport d’un véhicule entre le Japon et l’Europe) et les taxes à l’entrée sont importantes (17,8%). En produisant sur place, le constructeur peut de plus profiter d’une image très positive d’employeur « local ».

 

Toyota a ainsi décidé de poursuivre son implantation européenne – débutée au Royaume Uni – par la création d’une usine à Valenciennes. Il a cherché un pays majeur, adhérent à l’euro, où la culture de l’automobile permettait une implantation rapide et efficace. Le choix de la Roumanie, où la main d’œuvre est 8 fois moins chère qu’en France, a par exemple été écarté au profit de la construction d’une usine plus qualitative, permettant une montée en puissance rapide. La France était aussi un choix stratégique en raison de la présence de deux constructeurs dominants. Le Nord-Pas-de-Calais est le troisième pôle automobile régional (usine Renault à Douai qui fabrique la Scenic et le Mégane) et compte ainsi une soixantaine d’équipementiers (sièges, plaquettes de freins..).

Source : http://www.enpc.fr

 

Annexe 3 : « Dans le Nord, l’implantation de Toyota suscite espoir et méfiance »

 

            Toyota prévoit l’embauche de 2.000 personnes sur le site d’Onnaing. Et les concepteurs du projet évaluent à près de 1.000 les possibilités d’emplois induits. La conséquence ne s’est guère fait attendre : plus de 10.300 candidatures sont arrivées, en quelques semaines, sur les bureaux de l’ANPE de Valenciennes, ville voisine d’Onnaing. Hier matin, le président de la nouvelle société Toyota Motor Manufacturing France (TMMF), Hiroaki Watanabe, a déclaré qu’il n’exigerait pas des candidats "une expérience antérieure dans l’automobile". L’essentiel de l’encadrement sera recruté en 1999 et les opérateurs seront embauchés en l’an 2000.

Christian Pierret, secrétaire d’Etat à l’Industrie, a indiqué que "plus de 50% des équipementiers retenus  par Toyota sont français, et près de 20% sont originaires du Pas-de-Calais". De son côté, Fabien Thiémé, vice-président du conseil général du Nord et conseiller régional communiste, appelle à la vigilance. Il souhaite vivement que le recrutement soit orienté prioritairement vers la population du Valenciennois. Dans une lettre ouverte, l’élu demande la mise en place "d’un comité de suivi" des demandes d’embauches, "sous l’égide de la préfecture et des partenaires sociaux".

Toyota, troisième constructeur automobile mondial, ne débarque pas dans le Nord sans moyens. Le groupe y réalisera des investissements importants liés à la construction de l’usine et 500 millions de fonds publics (Europe, Etat, région, département) vont être débloqués.

 

Source : http://www.humanite.fr. (Article du 13/11/1998)

 

Annexe 4 : Onnaing en chiffres en 1999

 

Pyramide des âges

Onnaing

Moyenne nationale

Plus de 75 ans

60-74 ans

40-59 ans

20-39 ans

0-19 ans

6.9%

13.8%

23.9%

26.4%

28.9%

7.7%

13.6%

26%

28.1%

24.6%

Taux de chômage

26.8%

12.9%

 

Onnaing

Données nationales

Population

8 773 habitants

60 186 184 habitants

Agriculteurs

Artisans, commerçants, chefs d’entreprise

Cadres, professions intellectuelles

Professions intermédiaires

Employés

Ouvriers

0.3%

4.8%

 

5%

 

16.4%

31.1%

42.4%

2.4%

6.4%

 

12.1%

 

22.1%

29.9%

27.1%

Annexe 5 : La culture japonaise s’installe à Onnaing

 

            Le site de production de Valenciennes - Onnaing est la première usine d’une nouvelle génération et son concept novateur en fait une référence chez Toyota. Tout y a été conçu afin de respecter l’environnement et permettre un recyclage optimal des déchets de production. Toyota France a par ailleurs reçu la certification « Environnement » ISO 14001 en mars 2002, renouvelée en mars 2005. La productivité et la qualité sont également au cœur des processus : Toyota souhaitait augmenter rapidement le nombre de voitures construites (65 000 en 2001, 130 000 en 2002, près de 270 000 aujourd’hui) afin de répercuter les amortissements élevés (dus à la construction de l’usine) sur un plus grand nombre de véhicules afin de dégager une margé bénéficiaire plus élevée par véhicule.

 Dans l'organisation, le fonctionnement du site d'Onnaing se révèle très différent des usines de fabrication d'automobiles de la concurrence. L’usine est très compacte afin d’optimiser les flux à l’intérieur des bâtiments. Ainsi, les différents ateliers s'articulent sur 130 000 m2 seulement. Le staff de l'usine s'est attaché à rationaliser les passages d'un atelier à un autre. Alors que ses principaux concurrents européens ont des stocks entre la peinture et le montage de l’ordre de 250 à 300 voitures, l’usine de Valencienne a un stock dimensionné à 47 véhicules – ce qui représente un arrêt d’environ 20 minutes de la chaîne de montage (au delà d’un arrêt de plus de 20 minutes d’un atelier, l’ensemble de la chaîne est ainsi arrêtée complètement). L’usine est ainsi entièrement tournée vers la productivité. Lorsque le maillon est un opérateur, celui-ci doit appeler son « team leader [3]» afin qu’ils essayent de résoudre le problème ensemble à temps. Si cela s’avère impossible, la chaîne est arrêtée plutôt que de passer une pièce défectueuse au maillon suivant. Cependant, le système est en permanence sous tension, car le coût d’arrêt de la ligne est d’environ 8000 Euros de Chiffre d’Affaires hors taxes par minute !

Cela représente une réelle prise de responsabilité pour les salariés. Il a donc fallu changer les mentalités…, la grande majorité des embauches s’est faite en CDI dès l’ouverture de l’usine. En s’appuyant sur le travail standardisé, Toyota veut mettre en place une spirale du progrès. L’entreprise implique les ouvriers dans la discussion en leur demandant de réfléchir aux problèmes et de contribuer à créer des séquences de production efficaces avec moins de gaspillage.

Ainsi on peut mettre en valeur les performances en terme de qualité de l’usine de Valenciennes en comparant par exemple la capacité de sa zone de retouche qui s’élève à 52 voitures avec celle de l’usine Renault de Douai qui s’élève à plus de  2000 voitures. Et pour un client, il est plus valorisant de posséder un véhicule "zéro défaut", plutôt qu'une voiture "bricolée pour être zéro défaut".

Toyota a également ouvert sur le site en septembre 2005 un centre de formation aux métiers de la production, de la maintenance et de la logistique. Le site est également la seule usine du groupe à fonctionner avec une équipe de nuit. Il a fallu embaucher des intérimaires, pas toujours aussi au point que les titulaires mais plus "souples" contractuellement. Ils sont souvent placés aux postes et aux périodes les moins prisés.

Source : Document crée par l’auteur

Annexe 6 : La Toyota Prius  et le Grenelle de l’environnement

 

            Toyota a commercialisé la Prius, premier véhicule hybride produit en grande série au Japon depuis fin 1997, puis en Amérique du Nord, en Europe ainsi que dans d’autres régions du monde depuis 2000. Cette technologie fondamentale allie deux motorisations : thermique et électrique, qui permettent de réduire les émissions ainsi que la consommation de carburant. Depuis le début des ventes de ses véhicules hybrides dans le monde (1997), le groupe Toyota a largement contribué à la réduction des émissions de dioxyde de carbone (CO2) considéré comme l’une des principales causes du réchauffement climatique. Ce sont environ 3.5 millions de tonnes de CO2 de moins qui ont été produites en comparaison avec des véhicules essence équivalents.

De plus, l’hybride est reconnu par le Grenelle de l’environnement[4] : l’achat d’une Toyota Prius permet de bénéficier de 2000 € de bonus écologique (décret n°2007-1873 du 26 décembre 2007 qui institue une aide à l’acquisition de véhicules propres).

Source : Document crée par l’auteur

 

 



[1] au taux de change retenu de 150 yens pour 1 €

[2]  Ce petit modèle est la yaris. Actuellement plus de 800 000 yaris ont été produites depuis 2001

[3] Team leader : chef d’équipe

[4] Le Grenelle de l'environnement est un ensemble de rencontres politiques organisées en France en octobre 2007, visant à prendre des décisions à long terme en matière d'environnement et de développement durable

Publié dans MANAGEMENT TERMINALE

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

kevin 17/01/2017 13:29

bon les gars azii moi je taille on se revois dans 5 mois

fabien 17/01/2017 13:25

si moi pas mon bac moi va travailler dans magasin de mon pere svp corrige

KADER SOUMAHORO 17/01/2017 13:25

Côte d'IVOIRE <3 <3

Alisson Almeida 17/01/2017 13:25

PORTUGAL CHAMPION !

Melissa Chen 17/01/2017 13:24

Vous avez les réponses ? :p